La source que l’on croyait tarie
Finalement rejaillit
Ce qui a pris du temps pour devenir mûr
A présent à mon oreille mumure
Les mots se bousculent
Pour composer les notes d’un opuscule
Sans emphase, dans la simplicité
Loin de désirer d’être un jour cité
Ecrire la torture
D’un coeur qui n’est pas sûr
Ecrire pour faire entrer un peu d’air
Dans une vie sous cloche de verre
Se lever de bon matin
Se prendre pour un nouveau Bobin
Aux mots affilés
Au plus coupant de la vie qu’on s’est inventée.
Espérer traduire l’intraduisible
En mots éclatés et fissibles
Accoucher d’un texte impossible
A la marge de l’incompréhensible
Faire des associations heureuses
A l’agencement surprenant et d’une hauteur vertigineuse
Frapper l’imaginaire
D’images dont on ne peut se défaire
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