jeudi 17 juillet 2008

Rimes


La source que l’on croyait tarie

Finalement rejaillit

Ce qui a pris du temps pour devenir mûr

A présent à mon oreille mumure

Les mots se bousculent

Pour composer les notes d’un opuscule

Sans emphase, dans la simplicité

Loin de désirer d’être un jour cité

Ecrire la torture

D’un coeur qui n’est pas sûr

Ecrire pour faire entrer un peu d’air

Dans une vie sous cloche de verre

Se lever de bon matin

Se prendre pour un nouveau Bobin

Aux mots affilés

Au plus coupant de la vie qu’on s’est inventée.

Espérer traduire l’intraduisible

En mots éclatés et fissibles

Accoucher d’un texte impossible

A la marge de l’incompréhensible

Faire des associations heureuses

A l’agencement surprenant et d’une hauteur vertigineuse

Frapper l’imaginaire

D’images dont on ne peut se défaire

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