Choisir c’est renoncer. Choisir c’est s’affirmer.Pour grandir, il faut renoncer, élaguer, faire voler en éclat quelques morceaux de bois. L’indécis est alors aux abois. Indispensable crime. L’accumulation ne construit pas le soi. Ceux qui triomphent ont trouvé leur propre voix. L’histoire en fait foi. On écarte les options sans trop d’émois. On n’étire pas les décisions sur de longs, interminables et infertiles mois. On utilise intelligemment le cheval de Troie. On n’attend pas que de surprenantes révélations nous foudroient. Il ne faut pas perdre la foi. Ni ressasser maintes et maintes fois. Faire ce en quoi on croit, même si cela exige de porter une détestable croix. Voguer vers son inconnu destin avec joie. Etre le prédateur plutôt que la proie. Vaincre la pesanteur des jours qui nous broient. A la source être celui qui boit, plutôt que celui qui se noie. Da sa vie, devenir celui qui règne en roi. Savoir quitter sans regret quand il le faut son château ou son toit. Agir plutôt qu’être celui qui sans raison aboie. Traque l’avenir au lieu de demeurer craintif dans la nuit sans loi. Chauffer sa vie au lieu de la laisser dans le froid. Alléger son fardeau au lieu de ployer sous son poids. Affronter ses peurs intimes, ses plus menaçantes causes d’effroi. En cas d’échec, comme Boileau, remettre sur le métiers, maintes et maintes fois. Abandonner ses aspirations de bourgeois, profiter de sa simple condition de villageois Ce qui ne casse pas ploie. Voilà ce à quoi l’homme sage s’emploie. Cesser d’ériger ses rêves comme des châteaux de Blois. Des trop décevantes attentes, son âme se nettoie. Chasser ses petits soucis, comme la princesse traque le petit pois. Savoir se reposer alors que d’autres stupidement guerroient. Avoir le cœur plus lisse, sans prise au désarroi. De sa vie savoir ôter les inutiles parois. Difficile de contenir la vie dans une seule coquille de noix. Crier, ne pas se ternir coi. Avoir envie de faire, plutôt que faire ce que doit. Ne pas laisser échapper la vie comme une couleuvre entre les doigts. Ne pas remettre à demain ce qui se fait seulement parfois. Ne pas toujours choisir ce qui est de bon aloi. Savoir apprécier les surprises de la vie et en demeurer pantois. Choisir la vérité plutôt que le mensonge crétois. Se chauffer près de l’âtre alors que souffle le noroît. Ne pas rester à l’intérieur même si l’hiver poudroie. Chasser le rigide de la chemise qui craque sous l’empois. Du temps imparti, il faut faire bon emploi. Chercher les chemin courbe plutôt que les droits. Faire tourner son moteur, entraîner sa courroie. Sachez être ferme, mais demeurez courtois. Questionner et chercher le pourquoi. Séparez le comment du quoi. Sortez les flèches de votre volonté de leur carquois. Regardez les évidences d’un air narquois. Attendre comme un rapace du haut d’un beffroi. La vie peut-être aussi riche qu’un plat bavarois. Elle ne se résume pourtant pas à l’ampleur d’un compte de banque genévois. Le choix n’est jamais une autoroute à quatre voies. Il n’est rien de ce que l’on prévoit. Ne ressemble pas aux films que l’on voient.
Pour étancher ma soif de mots... Petit laboratoire personnel d'expérimentation sans prétention... Avec essais, beaucoup d'erreurs, mais toujours un véritable plaisir!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire