Dans l’univers de l’écriture, tout devient prétexte. Pré-texte par l’histoire qui existe déjà avant de former le premier mot. Le potentiel est là tout entier pour celui qui a l’œil ouvert. Un objet, une photo, un parfum, un vers… Du simple peut naître le complexe. Et sans complexe peut revenir au simple.
Ecrire c’est matérialiser une vision intérieure. C'est donner forme à l'indéfini selon ses intuitions. C’est risquer l’inconnu, oser pénétrer dans le vague sans connaître
Ecrire c’est avouer que le désir nous constitue. Nous libère et nous rend esclave. C’est le laisser prendre les commandes, lui faire confiance en tant que révélateur de l’authentique.C’est notre humble lutte contre l’inertie. Notre contribution à l’évolution aveugle qui nous fit naître et poursuit son chemin avec l’air de nous ignorer. C’est vouloir articuler notre vision du monde. Dénoncer les travers, célébrer les vertus. Ne pas rester cois. Tenter sa chance à la loterie de l’essentiel et du futile. Tirer le plus de numéros possible.
C’est s’engager sur une route non balisée pour une destination obscure, sans carte et sans boussole. C’est se fier à l’instinct. C’est se livrer entier au plaisir d’inventer des mondes. C'est dire sans expliquer. C’est montrer pour faire connaître. C’est exprimer le provisoire, l'imparfait.
C’est prêter sa plume aux petites voix, aux babillages intérieurs. C’est ouvrir la porte à la sagesse millénaire, aux chants collectifs de la noosphère, aux murmures secrets de
Transformer la matière brute. Modeler
Tricoter l’écharpe de la vie par l’assemblage des mailles de la vérité et du mensonge. Faire preuve d’audace. Fouiller dans son armoire à images, faire reluire le cuivre de mots. Assembler les hasard et laisser glisser la plume.
Repousser la peur dans ses retranchements, la distancier dans l’essoufflement d’une course folle. Ecrire en guise de bouclier.
Laisser en rade
C’est se créer un atelier intérieur.. Fait de plaisir et de labeur. Où l’on trouve plus de plomb que d’or, où l’on éprouve le poids des choses et éveille ce qui dort.
Se donner le droit au non-sens. Oublier les mariages de convenance. Consciemment se livrer à l’Inconscient.
Créer des espaces ouverts, des interlignes. Contempler le vide à ses pieds. Laisser le sol se dérober. Et alors improviser.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire